1882-2012 : 130 ans aux côtés des sapeurs-pompiers !

A l'occasion de ses 130 années d'existence, la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France vous invite à (re)découvrir les concepts et moments clés qui l'ont façonnée, et font d'elle aujourd'hui encore le socle toujours plus vivant pour tous les sapeurs-pompiers. Chaque jour de la semaine, un fait marquant de son histoire vous est proposé.

vendredi 20 avril 2012

[ QUAND FRANÇOISE SUPPLANTA BARBE ]



Dès le Moyen-âge et jusqu’à l’entre deux guerres, les femmes étaient mobilisées pour participer à la chaîne des seaux d’eau que les hommes déversaient sur l’incendie pour l’éteindre, ou plus tard pour alimenter  la pompe à bras. 

Après la deuxième guerre mondiale et la généralisation du moyen du téléphone pour recevoir les appels de détresse, les centres de secours se mirent à organiser une veille permanente du numéro à six chiffres puis du 18 dédiés à l’appel des sapeurs-pompiers. Le téléphone était souvent chez le chef de corps ou l’un de ses adjoints. Mais en fait, c’était leur femme qui prenait les appels, déclenchait la sirène ou partait en vélo prévenir  l’équipe de premier  départ .


Souvent sollicitée , la Fédération posa en 1958 la question de la validité de leur engagement. Le Conseil d’Etat précisa, dans son avis négatif , que le cas ne s’étant jamais posé, aucune réponse ne pouvait être apportée. 

Aux alentours de 1968, de nombreuses femmes et filles de sapeurs-pompiers s’intégrèrent en toute absence de droit, dans les équipes de secours à personne, sans aucune autorisation mais en toute responsabilité spontanée de leur part.  Une circulaire reconnut leur activité. 
Puis tout s’accéléra : en 1971, des femmes peuvent être nommées médecins ou pharmaciens de sapeurs-pompiers. En 1973, le maire de Barentin (Seine Maritime) autorisa  une femme à souscrire un engagement et à partir en intervention (toutes les interventions), toujours sans droit positif. L’histoire retiendra  que Françoise Mabille fut le premier sapeur-pompier féminin en France.

Ce fut, une fois n’est pas coutume, par le biais des sapeurs-pompiers professionnels que les femmes purent devenir sapeurs-pompiers. En effet, à partir de 1974 des lois féministes furent votées. Notamment celle de 1975, renforçant le statut des femmes dans la fonction publique. Par ricochet, la Fédération obtint la modification du décret de 1953 pour les sapeurs-pompiers professionnels. Le décret du 25 octobre 1976 permit l’emploi dans les corps communaux de personnels « tant masculins que féminins ». Le texte étant commun pour tous les corps, la porte était désormais ouverte aux sapeurs-pompiers féminins professionnelles et volontaires. La circulaire qui suivit précisa que tout type de mission leur était dévolu.

En 1996 Marguerite Stoll, du CSP Altkirch fut le premier sapeur-pompier féminin honoré de l’Ordre National du mérite
On retiendra aussi que le colonel Sylvie Roque, fut la première femme officier professionnelle et la première à être directeur départemental des Services d’Incendie et de Secours.

Et la Fédération dans tout ça ? Il fallut attendre 2010 pour voir coup sur coup deux femmes accéder au rang de président d’Union départementale : Stéphanie Chaubet pour la Meurthe-et-Moselle, et Sandra Rossi pour l’Aude. Et enfin, le 1er janvier 2011, le capitaine Céline Guilbert devînt  la première femme à entrer au conseil d’administration de la Fédération.

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